Une année compliquée (2)

  • Par docjunior
  • Le 15/08/2018
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Et on se retrouve pour la suite de ce premier billet ! 

Attention comme j'avais déjà dit : billet chargé en émotion et pas si facile à écrire ou lire 

Nan mais j'exagère, vous pouvez lire mais juste que pour moi ces 2 billets sont importants et sensibles...

Je vais officier aux urgences adultes du CHU. Quelle ironie de me dire que j'aurai plutôt du y aller comme patient et pas externe ce qui sera le cas éventuellement (et en tant qu'apprenti sorcier médecin je déteste mais vous imaginez pas à quel point, me mettre dans le rôle du patient. On dirait une mauvaise pièce de théatre de bas étage ou un bouffon ridiculement comique quoi qu'assez malin. Arlequin ! Vieille canaille sort de ce corps !)

Aussi voilà que mon stage commence. Pour plus d'informations sur le stage, veuillez vous reporter au paragraphe 365 alinéa B du code de procédure de consultation de document médico légal de l'archive A380 (non ce n'est pas un nom d'avion ! Ni un nom d'oiseau soit dit au passage !) du dépot B.O.E.I.N.G. 747 (pas un nom d'avion rooh continuez à avoir ces mauvaises pensées et je vous traite de tous les noms ! Non mais !)

Bref je vous saoule hein ? Cool ta vie tu veux un cookie ? c'est le but mouhahaha. Tout ça pour dire je ne vais pas le décrire en détail mais juste le survoler et on y reviendra une prochaine fois :-)



Miam non ? Pour la recette go marmiton !

Ce fut une catastroumpfff. Totale. L'apocalypse. Le déluge. La fin du monde ! Fin ce ne fut pas très marrant quoi. Même pas drôle du tout. Le stage en lui même est bien, on y voit plein de trucs intéressants, par exemple des ablations de kystes inguinaux ou poplités (ç fait toujours de l'expérience en plus et ça permet de rassurer et d'aider d'autres personnes qui stressent à l'idée de subir ce mal nécessaire). Mais c'est surtout un stage épuisant et inhumain pour cux qui n'y seraient pas prêt. Pour tous les externes ce fut dur mais pour moi ça venait se rajouter sur tellement d'autres choses que ça a fait des chocapics.

Non non et non. je ne suis pas sponsorisé par chocapic (mais si des gens de Nestlé passent par ici, je veux bien des paquets et des échantillons gratuits ^^ :-P !)

En fait on fait 8H30 (arrivée 8H20 et pas question d'être en retard) pour finir à 18H30 voire même 18H45 puisqu'à 18H30 on fait les transmissions. On rentre tard après et il faudrait en plus faire les courses, le repas, le ménage, et ensuite bosser ? Non stop c'est pas humain ça !

Et puis en plus tu rentres crevé d'une journée de plus de 9H de boulot INTENSIF. Tuant. Littéralement. Ya tellement de monde qui vient, surtout que dans mon hôpital c'est une des plus grandes urgences de France ! Le service est tout le temps sous tension, souvent saturé. Il faut aller vite, enchainer ! Et c'est crevant ! Tu te penches, tu cours partout, tu es sous pression, tu es stressé, tu dois brancarder, pousser, tirer, t'assoir, te lever tout le temps. Pas une seconde de pause, pas un moment plus tranquille. C'est non stop. C'est sans fin. Et c'est surtout épuisant et parfois peu gratifiant. C'est à ce moment que je me suis rendu compte que ça n'avait rien avoir avec mon stage infirmier. Pas le même service, pas la même ville, pas la même ambiance, pas les même responsabilités, pas le même rôle.

Alors oui c'est formateur mais à quel prix ?!!!

Celui de rentrer en ne pensant qu'à une chose : dormir, ne rien faire, s'allonger pour atténuer le mal de dos qui s'est accru au fil de la journée. Et puis ya les gardes (dans tous les stages ya des gardes hein, mais une gardes dans ces urgences c'est quelquechose), le lieu de travail qui mériterait plus de lumère naturelle et un coup de peinture (c'est sinistre) et tout le reste.

Bref j'en reparlerai mais ce fut le pire stage de ma vie. J'en pouvais tellement plus qu'à un moment je n'arrivais juste plus à me lever le matin pour aller en stage. Plus de force, plus d'envie, plus rien, imposibilité de faire quoi que ce soit excepter trembler et pleurer intérieurement. C'était horrible ! Et forcément ne venant pas je me fais appeler, menacer, engueuler par les chefs (à juste titre un externe qui ne vient pas ça peut vraiment désorganiser un service, pour vous dire que oui pour le coup les 100 euros par mois pour ce stage on mériterait le quintuple tellement on doit se donner même si on apprend quelques trucs au passage et q'on voit pas mal de choses). Et puis des fois en plus il fallait aller en périphérie d'agglo dans un autre hopital donc transport + fatigue = ras le bol total.

Vous vous doutez bien que ça n'a pas aidé mon humeur que de me faire rappeler à l'ordre, menacer d'invalidation, appelé, engueulé, reçu des regards noirs les quelques fois ou je trouvais la force de me bouger pour venir. Un putain de calvaire de merde ! Un enfer. (Alors tout le monde sera d'accord pour dire que c'est très dur mais on le vit tous différemment certains vont aimer car on voit tellement de monde ce qui est à la fois l'avantage et l'inconvénient de ce stage qui te lessive et t'essore petit à petit et te laisse vidé, pour moi en tout cas)

Et tout ça pour dire que ce fut lourd à porter, trop lourd pour mes fragiles épaules (bah oui quoi moi je suis pas comme Atlas qui porte le Monde sur ses épaules). Fatigue physique, nerveuse, mentale, psychique, somatique, multidimensionnelle. Trop c'était trop. Mon âme criait au secours et déjà la carapace autour de moi se fissurait. Trop de pression.

Imaginez vous le sarcophage de Béton autour de la centrale de Tchernobyl qui craque ce qui avait nécessité de construire un sarcophage sur le sarcophage de béton. Des tonnes et des tonnes pour enfouir le réacteur radioactif, pret à exploser. C'est un peu ça en fait, c'est insidieux, invisible mais ça t'attaque de l'intérieur, te ronge. Autour de moi les compteurs Geiger devaient probablement s'affoler.

Bref, le sarcophage craquait, se fissurait, je commençais à me plaindre de la fatigue à ma mère qui n'avait bien sur pas idée de ce que je vivais vu que je ne lui disais pas tout. Mais je commençais vraiment à parler des urgences, que je n'en pouvais plus et tout le reste. Mais que vouliez vous qu'elle fasse quand elle ne connaissait pas la racine du problème. J'adore ma famille ne vous trompez pas, je les aime plus que tout au monde mais c'est pas toujours évident pour moi de tout dire tout le temps et dans ce contexte je n'y arrivais pas. Tout pour dire qu'il fallait vraiment que je sois à bout pour m'en plaindre partiellement. J'allais à l'hôpital à contre coeur, presque marchant à reculons. Pour un regard plus objectif, avec du recul sur ce stage et l'univers des urgences dans son ensemble, vous pouvez aller lire cette interview que j'ai donné à de jeunes journalistes sur un site que je trouve très sympa. Elle s'intitule quoi de neuf docteur ? 

A un moment j'étais si près de l'implosion que j'ai confessé à mes parents par téléphone chacun leur tour que j'allais probablement redoubler (ce qui me faisait plutôt honte en plus et me mettait en situation d'échec alors que je déteste ça (comme tout le monde j'imagine mais les degrés varient) et que ça aurait pu être évité).

Ma mère ne comprend pas vraiment le truc, elle me dit que ça peut s'arranger, qu'il suffit de travailler, au pire des rattrapages. Maintenant elle a compris. Mais avant elle ne comprenait pas. Elle ne comprenait pas que j'avais tellement de retard que c'était irratrapable même avec la meilleur volonté du monde ce que je n'avais de toute façon pas.

Du coup on me poussait à pas lâcher, continuer, mais j'étais d'autant plus paralysé, incapable de ne serait-ce que poser les yeux sur le moindre bouquin de médecine. Et derrière je culpabilisais, les examens arrivaient. Et moi je m'enfonçais. Toujours plus loin, toujours plus profond sans que personne ne comprenne.

Allez avouez que vous aussi vous y avez pensé :-P


Au final vous avez du le comprendre je redouble mais avec le recul c'est mieux ainsi, je suis prêt, je me sens bien, j'ai l'envie d'apprendre, de vivre, la PACES m'a suffisamment endurcit pour que je sois confiant dans ma capacité de travail (comme quoi je vous l'avais bien dit dans d'autres billets que la P1 m'avait fait grandir tout comme l'aura fait cette année, mais d'une autre façon, d'une façon complémentaire, d'une façon tout aussi importante). Je sais normalement ce que je peux supporter ou non, comment m'organiser, comment gérer, comment travailler, réviser. Je sais tout ça. L'externat est dur mais gérable. A condition qu'il n'y ait pas de facteur extérieur qui chamboule tout comme ce fut le cas pendant les dernières vacances d'il y a un an.

J'ai été pris par surprise, pris à revers, à contre pied, aux tripes, à la gorge, fin j'étais pris quoi. Mais maintenant je regarde devant avec confiance et je sais que je vais gérer ma vie et mon rythme comme il le faut. Et on verra bien !

Ah oui au fait je crois savoir ce que je veux faire plus tard ! De la pédiatrie puis me spécialiser (là par contre je sais pas encore). Je vous reexpliquerai tout ça en détail une prochaine fois mais en gros la pédiatrie à l'ECN c'est plus que visable si on a bossé un minimum sérieusement. Ou bien généraliste avec une surspécialisation. En fait je ne sais pas tout à fait encore mais je me renseigne, c'est moins flou, moins vague (et j'en reparlerai dans un billet je pense).


Bref revenons en à nos chameaux (et nos dromadaires aussi, comme ça pas de jaloux !). A ce moment là on est en avril et je fais face à mon vécu de l'année auquel vient s'ajouter le traumatisme invisible de l'élement perturbateur (déclencheur quoi, avec perturbateur on dirait que je suis en train d'analyser une histoire ^^ quoi que c'est le cas, j'analyse mon histoire...). Tout cela se cumule avec l'énorme fatigue sur tous les plans possibles générée par le stage ainsi que la pression mise par mes chefs (que je ne critique pas, je comprends pourquoi ils ont fait cela). Rajoutez la pression des exams qui arrivent, la culpabilité et la honte avec et enfin la pression que m'a mis ma famille (involontairement et sans en avoir conscience). Ça fait juste trop. A un moment ça explose. Mais vraiment. Un Fukushima planétaire. Un Hiroshima interne. Et pardonnez moi de jurer mais dieu que ça fait mal. Je crois que c'est presque à en perdre le peu de rationalité qu'il te reste et la raison. Littéralement.

Saviez vous qu'à l'instant T si on interroge les jeunes médecins 27% d'entre eux vous diront souffrir de dépression [étude coordonnée par quatre syndicats étudiants (ISNI, ANEMF, ISNAR-IMG et ISNCCA), réalisée auprès de 22 000 jeunes médecins de l’externat au clinicat [ça vient après l'internat le clinicat]

Maintenant imaginez qu'on demande une fois terminé l'internat ou le clinicat qui a eu des moments atrocement difficiles, de la fatigue au point d'un épuisement et un effondrement intérieur, bref la même question que ci dessus, imaginez le nombre hallucinant de réponses positives que vous aurez. Les cordonniers sont les plus mal chaussés dit-on. Pour les cordonniers je sais pas mais pour les futurs et les jeunes médecins je peux vous dire que c'est le cas. A divers degré certes mais je peux vous dire que je connais pas mal de monde qui a vécu des moments trop durs ou qui redoublent. Heureusement pas la majorité de la promo mais il s'agit tout de même d'une minorité importante. Non négligeable.

L'ironie d'être un apprenti Doc lui même patient. L'ironie de devoir soigner quand on ne va soi même pas bien. Et de toute façon je pense qu'un nombre proche du 100% vous dira qu'il a vécu lors de ses études de médecines des moments très dur, que ce soit sur le plan personnel, professionnel, en stage qui se serait mal passé, un évènement difficile à vivre en stage quelqu'il soit, du mal à travailler, la peur de ne pas avoir réussi l'exam, les révisions en stress jusqu'à pas d'heure. Ya forcément un truc qui a été très dur. Mais heureusement ce n'est pas trop dur pour tout le monde. Mais quand même pour pas mal de monde au final.

Donc encore une raison de ne pas me juger parce que j'ai le courage d'en parler ici :-P Et oui la médecine vu d'en bas, de petit ça fait rêver hein, c'est un si bel et noble métier. Mais en pratique tout n'est pas rose loin de là ! Je ne dis pas que je renie ce que j'ai pu dire durant mon stage infirmier par exemple, certainement pas et j'ai envie de garder en moi cette part d'emerveillement, de m'en souvenir à tout jamais ! Mais avec le temps on s'aperçoit qu'on a été naïf d'une certaine façon. Que rien n'est toujours tout beau tout rose. On voit le revers de la médaille. On le vit même. On observe les infirmières des urgnces épuisées courir partout, d'autres tomber en arret maladie, les secrétaires médicales au bord du burn out, des services ou les médecins sont passé de 8 + 1 assistant en clinicat passer à 5 en tout et pour tout et ployer sous le travail et la pression petit à petit. Un arret maladie, un départ en vacances, un congé maternité et n'importe quoi, c'est plus de gardes à assurer derrière, plus de fatigue, plus d'energie à dépenser. Tout ça je l'ai vu.

Alors la prochaine fois que vous entendrez des personnels de la santé se plaindre des conditions d'accueil pour les patients, du burn out et d'un tas de problème, moi je les ai vu, vécu, ressenti et je vous garantit que ça existe ! La prochaine fois que vous entendrez des politiques demander de l'argent pour la santé et les hôpitaux, la prochaine fois que vous lirez ou entendrez parler de centaines de millions voire de milliards d'économies sur l'hopital ou la santé, souvenez vous que ce ne sont pas juste de simple chiffres. Ce sont pour les fonctionnaires hospitaliers des salaires gelés depuis près de 10 ans n'augmentant que par l'avancement de carrière, c'est des médecins en moins dans un service qui aurait besoin, c'est une cadre infirmière qui n'est pas remplacée quand elle part en vacance et laisse le service en plan, ce sont des aides soignantes ou des infirmières qui craquent, ce sont des suicides (oui le mot est laché mais c'est une réalité), c'est beaucoup de souffrance pour les soignants mais pas que !


Pour les patients c'est du temps d'attente en plus, une prise en charge par des personnes au bout du rouleau plus à même de faire une erreur due à la fatigue (ça m'est déjà arrivé durant le stage des urgences tellement je voyais flous à la fin j'ai fait quelques bêtises, rien de trop grave, ni ne mettant la vie de personne en danger mais suffisament embetantes que j'aurai préféré les éviter, qui pouvaient un peu ralentir le service ou une prise en charge par exemple.

Pour les patients encore ce sont des examens d'imageries non fait car pas de remplaçant pour les radiologues en vacances ce qui contraint l'hopital à tourner uniquement avec le scanner des urgencs par exemple. C'est du matériel en moins, des médocs en moins, des services obligés de faire ultra gaffe sur ce qu'ils utilisent car tout est compté, calculé, chaque actes médical ou paramédical rapporte une certaine somme au service. Inutile de vous préciser que les sourires, l'attention et l'humanité ne vaent pas un kopec.

Là je vous décrit un tableau très noir. Ne généralisons pas, j'adore ce que je fait, je trouve la médecine passionnante et très belle, ya plein d'aspects positifs, mais c'est pour vous dire que ça existe aussi. C'est pas juste des images au journal tv, des paroles d'un député dans un hémicycle, des lignes dans un article. C'est concret. C'est réel.


Donc j'en reviens (une nouvelle fois encore ? Et oui moi jsuis comme ça j'en fais des digressions ! Mais c'est que je suis bavard moi en plus !) à nos chatons (parce que c'est trop mimi) et nos oursons en guimauve enrobés de chocolat (bah quoi ? x) j'ai le droit non, on a jamais précisé de quels type d'animaux on parlait :-P )

A un moment j'ai explosé littéralement en vol. C'était vers la toute fin du stage. Je n'étais même pas allé à l'éval de fin de stage. Je n'étais plus vraiment lucide. Il s'est passé des trucs et j'ai eu plusieurs semaines d'arret et plein de trucs (je sais oui je reste vague mais pour le coup j'ai pas envie d'étaler publiquement ma confiture de framboise, et puis la confiture rouge ça tache !). On peut dire que j'ai laissé quelques indices par ci par là sur les derniers billets de cette année mais très vaguement et je n'approfondirai pas le sujet. De toute façon c'est pas ça le coeur de l'article.

A tout ce que je vous ai déjà raconté sont en même revenu me hanter des souvenirs et des traumatismes de la petite enfance et de l'enfance. Des trucs que j'avais à reprocher à mes parents par exemple. Des non dits vieux de plusieurs années, entre 10 et 15 quand même (et je déteste les non dits, il vaut mieux déballer son sac quand y'en a mais pour des choses remontant à si loin, à l'enfance c'est quand même un cas à part).

Tout ça pour vous dire que y'a un peu tout qui m'est arrivé en même temps sur la figure. Et ça fait une sacré claque ! Je crois bien qu'elle m'a littéralement sonné. Laissé KO.

Bon on arrive (enfin) en fin d'article (quoi que).


Après ça on arrive fin mai/début juin où je fais un stage en pédiatrie. Je crois qu'à ce moment là ma famille a pris conscience de la gravité de la situation et que j'avais besoin d'un peu de soutien à ce moment. Le stage de ped s'est très bien passé, ce fut le stage que j'ai préféré je pense (hormis le stage infirmier mais lui il est particulier). Il m'a même presque donné envie de devenir pédiatre c'est pour dire !

Malheureusement je n'ai pas pu aller jusqu'au bout. J'ai eu une dispute sévère avec mon beau père car restant un peu trop dans ma chambre à broyer du noir en petit grain, ma mère s'inquiétait. Il est donc venu me " secouer " un peu dans ma chambre. Me traiter de fils indigne, de gamin pré-pubaire et au comportement immature et je crois que mes mécanismes d'auto defense m'ont fait à peu près tout oublier pour le reste. Je crois que le " fils indigne " m'a choqué au plus profond de mon âme quand on sait à quel point j'aime ceux qui me sont cher. Quand on m'a tiré fortement de mon lit pour me forcer à sortir un peu de la chambre, d'autres choses remontant à la petite enfance sont ressurgies et j'ai un peu pété un cable.

J'ai passé quelques jours au calme pour réfléchir à tout ça et me calmer. J'ai toujours été quelqu'un d'assez tranquille ou alors d'enjoué (ou les 2 à la fois), j'avais besoin d'une pause et d'un peu de solitude ce que j'ai eu. J'ai pu faire le point. Je crois que c'est par là que je me suis dit que j'allais pas rester comme ça et vraiment repartir de l'avant. Plus facile à dire qu'à faire vous savez. Le vouloir c'est bien. le pouvoir c'est autre chose. Complètement.

Mais y'a eu un déclic, je sais pas quoi exactement, peut être les quelques instants de reflexion, de calme dans la tempête et le tourbillon des sentiments. Je voyais enfin la lumière du jour arriver. Très faible. Une petite lueur qui me caressait la peau. Mais rien était gagné encore. C'est à ce moment que j'ai écrit ce billet. Je dirai qu'à partir de ce moment je suis sorti d'une étape et d'une phase de ma vie pour rentrer dans une autre. En l'espace de 4/5 jours je pense avoir murit de plusieurs années. Et je suis fier de raconter ce moment. Un peu ému aussi.

Je suis alors allé chez mon oncle qui est musicien. Avec lui on oublie tout et ne reste qu'une vie d'aventure, de musique, de concert, de discussions sympa, d'une vision de la vie différente tout comme la façon de la conduire. Bref quelques jours à la campagne, sur les routes ou en ville. Je crois qu'après ça je me suis vraiment senti plus serein et stable. Je suis quelqu'un de très porté sur l'art façon de sortir de la médecine sur mon temps libre (vous savez je déteste les séries médicales, je vais pas me rajouter de la médecine sur mon temps de détente).

J'avais déjà du le dire je sais plus ou mais si j'ai ouvert ce blog c'est pour vous, pour laisser une trace, pour partager, aider, conseiller, faire sourire, émouvoir et tant d'autres choses. Mais aussi pour moi. J'ai toujours été un littéraire, je lisais beaucoup avant la fac (plus trop le temps), j'aimais beaucoup les cours de français et de philo (19 au bac à ma plus grande surprise moi qui tournait à 14 15 de moyenne mais faut dire que le prof était un peu old school et très exigeant et tant mieux). Du coup ouvrir ce blog a été une évidence. Tout comme YouTube avec ma chaine, mes conseils, mon partage d'expérience et de ressentis, les fiches pour les P1 de méthodologies que j'ai passé un nombre incalculable d'heure à préparer etc etc...

En fait j'ai un vrai besoin de m'exprimer autrement que par la médecine, en tant que personne, individu, ça m'est nécessaire et essentiel pour mon équilibre. J'aime la musique (je vais me remettre au piano l'an pro), je sais pas du tout dessiner par contre x) , le théatre, l'opéra, le sport, les spectacles, la culture, les voyages, les moments tout simples de retrouvaille avec la nature.

 

Je peux être très simple à contenter en fait (ou parfois très compliqué ça dépend des jours). Je suis jovial et blagueur souvent. Mais pas toujours et vous avez vu certains de mes côtés plus sombres dans cet article (et là si vous avez lu jusqu'ici je vous dis bravo car vous devez pas être nombreux, pour arriver jusqu'ici soit vraiment je vous passionne (sait-on jamais haha), soit vous me suiviez depuis longtemps, soit c'est de la curiosité de ceux qui me connaissent ^^.

Tout ça pour dire que ce blog, cet espace de liberté qu'il représente, cet endroit ou je peux blaguer, raconter, j'y tiens tellement. Il m'est indispensable. C'est un de mes rochers de stabilité dans l'océan, une ile ancrée ou accoster pour se ressourcer, l'oasis dans le désert,, le paradis de mon âme qui vient là pour échapper à tout le reste. Ça compte pour moi. Beaucoup. Vraiment.


J'en reviens donc à mes dragons (j'ai bien aimé la série Eragon, sinon ya toujours ceux de Game Of Thrones mais je m'rrête là pour pas donner de spoilers ^^). Après ces quelques jours chez mon oncle en province, je passe un weekend à Paris, je teste la 4Dx (plutot cool si vous voulez mon avis), je vois Renaud Lavillénie tenter un saut à 6m de hauteur dans le cadre d'une démonstration sur le Paris olympique 2024 (y'avait tout plein d'ateliers et de sports différents à découvrir sur les quais de Seine, c'était génial !) et patatras catastrophe.


On s'était garé devant un resto et j'avais laissé mon sac dans le coffre. Le resto avait un accueil juste en face et un voiturier aussi (j'avais encore pas vu ça en France et plus surprenant sans être cadeau ce n'était pas un resto affreusement cher si on prenait un enu du midi).

On revient et là catastrophe ! La voiture est brisée, le coffre forcé et mon sac volé. Dedans j'avais lissé mon porte feuille (pour un fois en plus d'habitude je l'ai toujours sur moi) avec tout tout tous mes papiers *smiley qui pleure à chaudes larmes*, mon argent, mes cartes (vitale, mutuelle, banquaire, étudiant etc...), mon chequier. J'ai perdu des vêtements que j'aimais bien, ma trousse de toilette avec mon parfum préféré et mon rasoir ainsi que des bricoles et surtout mon PC portable ! :( J'étais dégouté ! Et derrière c'est une tonne de paperasse à refaire, la police etc etc. Que des ennuis. Mais je ne me suis pas laissé abattre pour autant ! J'avais décidé depuis un moment de repartir de l'avant et j'allais continuer ainsi. Je retrouvais peu à peu le moi, le vrai joyeux, cool souriant, marrant, avec la joie de vivre


Puis je rentre et la vie reprend son cours. Je débute un stage en hépato gastro qui s'est mervelleusement bien passé. j'ai vraiment eu le sentiment d'avoir pas mal progressé entre le début ou je savais rien du tout et maintenant. Je comprends mieux pourquoi on fait telle ou telle chose, j'analyse plus vite et mieux les biologies, je reconnais de plus en plus de noms de médicaments etc...

J'étais vraiment aux anges durant ce stage et apprit tant de choses, j'en tire un bilan très très positif et je e suis très très bien entendu avec toute l'équipe des AS aux médecins (si bien que pour une fois j'ai fait l'effort le dernier jour de faire un gateau maison (au chocolat mais je me débrouille bien en patisserie ^^) quand je me contente en général d'acheter un truc tout fait et en plus j'ai ramené pas mal de bonbons.

Le seul soucis que j'ai eu a été le premiers jours de stage ou je suis arrivé avec un bel épistaxis (si vous connaissez pas google est votre ami haha j'étale ma science là et je le sais ^^). Puis sur l'horaire du midi je laisse ma blouse là ou tout le monde laisse ses blouse (y'a un coin spécial pour ça réservé aux internes et externes avec code et tout normalement accessible que pour eux mais j'ai appris qu'au finalal ce n'était peut être pas si vrai) et j'y laisse mon teléphone par habitude car en pédiatrie au stage précédant on descendant manger en civil directement et la blouse restait dans la salle du service fermée à clé et là vraiment inacessible pour le coup. Et bien sûr je me le fais voler.


Raaah ! Snif :-(

Mais autrement tout s'est très bien passé, je vais bien depuis plusieurs mois maintenant et je sais ce que je vaux, je sais ce que je veux, j'ai tourné la page, j'ai surmonté toutes ces épreuves et j'en suis grandi. J'ai définitivement tourné une page et clôt un chapitre dans le livre de ma vie et je suis sûr qu'il me reserve bien des surprises encore (de bonnes suprises bien sûr). Et puis vous serez avec moi pour l'écrire ce bouquin qui deviendra très probablement THE best seller du millénaire #modestie oui je sais ^^

En tout cas avec ce billet c'est un peu comme la cérémonie de fin et le début d'autre chose. Ça fait un moment que tout à changé en bien, que ça va tellement mieux. Mais aujourd'hui j'avais envie d'écrire ce billet, de le crier, d'hurler, de m'époumoner ! De proclamer fièrement qui je suis, par quoi je suis passé et regarder devant. Définitivement. Pour longtemps. 

J'ai été le roseau, j'ai plié mais je n'ai pas cédé et aujourd'hui je me dresse fièrement. Je me sens prêt à débuter de nouvelles choses sans penser au passé, pas remplacer mais créer, pas survivre par procuration mais vivre.


Pour moi. Pour les autres. A la vie ! Au futur ! Aux rencontres ! Je vous salue !


J'ai retrouvé le moi d'avant celui que je suis vraiment, le gentil garçon enjoué, souriant, aux blagues potaches, taquin, charmeur, touchant, parfois un peu attachiant :P, des fois maladroit, un peu naïf d'autre fois, curieux, ouvert mais aussi un peu timide parfois, courageux et prêt à travailler dur pour atteindre ses rêves, plus mûr, plus réfléchis, avec plus de bouteille, de la confiance, mieux préparé à la vie, aux joies comme aux déceptions, aux épreuves comme au bons moments.

Oui j'ai grandis, je ne suis pas totalement l'adulte que je serai mais je ne suis définitivement plus un enfant ni même un adolescent ou un petit jeune homme sans expérience de la vie bien que je garde toujours une grande part de mon âme d'enfant (qui a dit que les adultes devaient toujours être sérieux et ennuyants ? Pas moi en tout cas ! Et je ne suis certainement pas ennuyant, la preuve vous êtes là (pour le plus petit petit pourcentage de lecteur restant haha) sur ce blog à me lire, à suivre mes aventures, mes questionnements, mes joies, mes déceptions, mes colères, mes tristesses, mes amours (euuuh nope désolé petits curieux je garde ça privé ^^).

Je sais me prendre en charge. je sais relativiser. je sais apprendre de mes echecs et m'améliorer grâce à mes erreurs. Je regarde le futur confiant.

J'entrevois vraiment l'homme que je veux devenir quand je regarde mon reflet aux yeux brun, souriant, sensible mais confiant. Je l'ai déjà dit tout à l'heure (ya loooongtemps dans le billet) mais je sais la vie que je souhaite mener, je sais comment faire pour y arriver. J'ai mon cap.

Il est fixé. Il ne peut pas m'échapper ! J'ai mon objectif en ligne de mire !

Cette fois ci je pars à l'abordage !

Préparez vous ! Capt'ain Doc Junior is back et il a plus que jamais la Niak !!!

 

 

 

 

 

 

 

découragement épreuve

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