Fantôme à l'hôpital

Infirmier 1

 

Ça faisait longtemps qu'il n'y avait rien eu de très médical à se mettre sous la dent par ici ! Vous trouvez pas ? Un peu le comble non pour un blog sur les études de médecine non ? Hé bien ça tombe bien, me revoici avec la suite de mes aventures lors de ce stage infirmier pour le moins mouvementé ! Il s'était déroulé pendant les grandes vacances juste avant d'entrer en P2 !

Voici les liens pour lire les autres billets :

Jour 1 1/2 ; Jour 1 2/2 ; Jour 2 ; Jour 3 1/2 ; Jour 3 2/2 

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Fantôme à l'hôpital
Stage infirmier Jour 4

Aux urgences, il ne faut surtout pas dire qu’il n’y a rien à faire, même si c’est (très rarement) le cas. Ça je l’aurai appris à mes dépends. Et d’ailleurs cette nuit a été assez chargée au début (et oui encore une nuit, en 2jours je sais déjà que je déteste les nuits, alors les gardes plus tard n’en parlons même pas).

Bon vous êtes prêt à lire mon pavé ? Alors c’est parti ! (ne vous cassez surtout pas les dents, c’est dur les pavés et ça fera plus de monde aux urgences).

 

Bouhhh pas drôle ! 

 

21H15 : C'est parti, on se prépare pour le départ ! On ? Et oui cette fois ci j'ai la chance de m'y faire amener. Chauffeur personnel ? Taxi de luxe ? Non juste ma mère en fait ^^.

C'est le crépuscule, le soleil se couche et la nuit approche. Sombre et emplie de terreur. Elle annonce une veille compliquée. Peu à peu la ville s'endort mais quelqu'un ou plutôt quelquechose en son sein s'éveille. Lentement. Et celui-ci aux sombres desseins n'a pas l'instinct maternel. Loin de là ! Pas la peine de vous en faire un dessin, il ne compte pas nous materner ! Et lui aussi se dirigeait, doucement mais surement vers les urgences. Mais ce n'était pas dans l'intention de se faire soigner...

 

21H45 : Arrivée aux urgences. Tiens y’a encore la police ? Surement une autre garde à vue. Je passe aussi devant une fille à qui on injecte de la morphine par intraveineuse. Pour en arriver là, c’est vraiment qu’elle devait souffrir. En effet, il y a plusieurs palliers dans les anti-douleurs (antalgiques quoi). On commence par l'aspirine, le paracétamol, puis on grimpe jusqu'à atteindre tout en haut de l'échelle la morphine réservée aux cas les plus extrême. Et à voir la patiente se tordre de douleur dans une souffrance apparemment atroce, on comprend tout de suite. 

Mais être soignant c'est aussi faire face à ces aspects plus difficiles. La douleur, la mort, la maladie et ce n'est pas toujours facile à gérer. Aussi bien émotionnellement parlant que médicalement...

 

22H : Tout le monde se réparti et comme d’hab, je suis en AMC.  Juste après les passations de patients entre les infirmières, je vais prendre les constantes de Mr X. Ce dernier est en sevrage alcoolique. Autrement dit, surveillance accrue de son état : en effet, il risque la déshydratation (d’où une perfusion avec un haut débit et une hydratation per os régulière) et pourrait à tout moment être pris de convulsions ce qui vous vous en doutez ne doit pas être le top pour tout ce qui est contenu dans sa belle boite crânienne. Il est également mis sous valium.

Du coup il faut le surveiller régulièrement et bien l’hydrater. Il tremble tellement que je suis obligé de lui faire boire moi-même. Comme quoi franchement l’alcool est une forme de drogue pouvant porter à conséquences et être dans cet état là c’est pas trop tip top quoi… * Edit : Euhhh, comment dire après la P2 je confirme haha * 
L’infirmière sors d’une pochette magique une sorte de paille (je vois des trucs nouveaux tous les jours) pour qu’il puisse boire tout seul.

 

22H15 : Il y a de l’eau partout dans la chambre de Mr X. Apparemment, il a dû renverser sa carafe d’eau mais il me jure que non. A mon avis c’est le fantôme de l’hôpital je plaisante. Je nettoie le sol (hé hé, je suis multitâche) quand soudain, j’entends un grand cri dans une des chambres autour. Un hurlement de pure épouvante à glacer le sang. La lumière s'allume et s'éteint brusquement, comme par à coup, une ombre maléfique passe dans le couloir (bon ok ça comme pour l'intro c'est pas vrai ^^)

 

Une aide-soignante s’y précipite.

  • « Monsieur, c’est vous qui avez crié, pourquoi avez-vous crié ?
  • Non non, je n’ai pas crié
  • Vous êtes sûr monsieur ?
  • Oui oui, ce n’est pas moi, c’est lui !
  • Qui ça lui ?
  • Chuuut, il nous écoute, taisez-vous et écoutez plutôt. Chuuuut il va encore prendre ma voix ! C’est le fantôme de l’hôpital »

Bon j’en ai assez entendu, il fait un petit peu peur ce patient schizophrène surtout que le fantôme je venais tout juste d’en parler juste en plus (et ce n’était que le début de ses méfaits). La malédiction se poursuivait et n'était pas prêt de s'arrêter !

 

 22H45 : Rien de particulier pendant la demie heure (des constantes, des brancards etc…, je n’en parlerais plus parce bon, au début c’est trop cool de prendre la tension, l’oxygène mais à la fin c’est la routine dixit le mec blasé au bout de 3 jours).

23H : Je vais chercher le sac d’un patient dans sa voiture. Quand je reviens je vois l’infirmière complètement effrayée, paniquée et le visage décomposé sortir de la chambre en appelant son aide-soignante au secours. Y’a peut-être un truc intéressant à aller voir je me dis. Un infarctus, un arrêt cardiaque, une blessure, une chute du taux d’oxygène ou autre ?

Edit : En me relisant je me dis qu'on pourrait trouver ça un peu limite. Comment ça ? Il espère que quelqu'un ait eu un malheur synonyme d'un " truc interessant " à observer ? Choquant !!! Honteux !!! Lamentable !!! Et de la part d'un futur soignant en plus ...  
Malheureusement, il faut bien apprendre. Et quand quelque chose se passe on veut être là pour voir ce qu'on pouvait juste lire dans nos cours. Alors non, je ne suis pas en train de souhaiter malheur à qui que ce soit, mais si un évènement à lieu et qu'on veut s'améliorer, il est important de l'observer dans la réalité pour le comprendre dans sa globalité et ainsi associer le pratique au théorique.
Ce qui n'empêche pas de rester humain et refléchi dans ce recul nécessaire. Bien des fois litthérapeuthe nous parle de cette humanité, des fois où il a refusé d'apprendre parce qu'il estimait que ce serait au détriment soit de l'interêt du patient soit de son intimité, sa dignité. Je partage tout à fait son point de vue. Je voulais juste exprimer mon avis pour ne laisser place à aucune ambiguité...

Et en fait pas du tout, c’est juste que le patient avait dit d’un ton très sérieux qu’il avait vu un fantôme cycliste dans la cour et que l’infirmière a eu la trouille (les films d’horreurs je ne veux même pas imaginer). Alors bien sûr, ses collègues n’arrêteront pas de se moquer par la suite en inventant des histoires de tour de France fantomatique dans la cour (viens voir, il y a le maillot jaune dehors !) et autres bobards de ce genre… Quand je vous disais que « le fantôme de l’opéra » (une pièce magnifique à aller voir) le fantôme de l’hôpital n’en avait pas fini avec nous…

 

00H30 : Retour de «  l’odeur de chèvre » comme le disent si bien les infirmières, ce patient tchèque qui était déjà venu la veille (je sais plus si je l’ai dit mais en plus, il juge qu’un caleçon c’est superflu alors quand les infirmières l’avaient déshabillé, elles ont pu avoir une jolie surprise) …

Evidemment ça ne leur plait pas du tout déjà qu’hier, elles avaient failli vomir à cause de l’odeur. Je crois que ce dégout était tel qu’elles ont juste copié collé les constantes qu’elles avaient prises l’autre jour. Pas très professionnel mais je comprends. Et il faut bien qu’elles prennent un peu de distance avec leur travail ce qui se traduit par les blagues sur les patients. Pas méchantes mais ça aide à prendre du recul.

 

Et puis je préfère vraiment ça plutôt qu’elles m’envoient moi le faire (risque de traumatisation d’un pauvre petit P2 fragile et innocent à vie). Pendant un instant j’ai vraiment eu la trouille en espérant qu’elles ne m’enverraient pas prendre ses constantes. D’habitude j’aime bien prendre les mesures vu que ça me permet de me sentir pas trop inutile mais y’a des fois où faut pas exagérer non plus.

 

Mais je pense qu’on a rien à dire, on ne connaît pas son histoire, comment il a pu en arriver là, ses choix. On n’en voit que la conséquence finale. Et même si on savait, on ne pourrait pas dire, affirmer avec certitude comment on aurait nous traversé les mêmes épreuves qu’à subie le patient. On n’a pas la même histoire. On est différent. On est là pour soigner, pas juger.

Et puis si jamais il se passait quoi que ce soit et qu'on fouillait un peu. Imaginez la gravité si on découvrait qu'un acte médical ou paramédical n'avait pas été effectué par flemme. Enfin bon je les laisse juger de la situation, et comme ce patient venait assez régulièrement " décuver " elles devaient avoir l'habitude.

 

Bien que je ne juge pas le patient, ça n’empêche pas mon nerf olfactif de gentiment me suggérer qu’il serait préférable de ne pas rester trop longtemps dans la pièce sous peine de décompensation respiratoire aigüe et nécrose pulmuno-nasale caractérisée.

 

1H00 : On appelle la sécurité pour maîtriser un malade alcoolique, dépressif, suicidaire et agressif. Il a beau être attaché des bras dans une salle spéciale, ça ne l’empêche pas pour autant de ruer très violement. Il a beau être assez mince, je vous garantis qu’un bon coup de pied là où il faut (oui je pense à ce que vous pensez mais y'a pas que là je vous garanti), ça pourrait faire très mal.

Je suppose que si vous avez eu le courage de lire jusqu’ici vous commencez à me connaitre un peu. Je préfère rester à l’écart du danger. Je reste donc en retrait et je remercie intérieurement la personne qui avait pensé à l’attacher dès son arrivée. S’il avait été libre de ses mouvements, il n’aurait pas que cassé un peu de matériel je pense. Et je préfère ça que risquer quoi que ce soit.

Et oui quand on est soignant on est aussi communiquant, brancardier, secrétaire (pour les externes), agent de sécurité et mille autres métiers. Pas de quoi s'ennuyer donc ! D’ailleurs, ça vous est déjà arrivé à vous de devoir gérer des situations compliquées ?

Vous pouvez en parler dans les commentaires ou en faire un petit billet que je publierai dans l’espace participatif (à m’envoyer à docjunior17@yahoo.fr

 

1H45 : C’est enfin calme, je me pose dans la salle des infirmières (enfin tout le monde peut y venir). Du coup comme toujours, discussions de filles, potins en tous genres, recherches des prochaines vacances sur internet (Cuba, Pérou, Brésil, Thaïlande, Maldives, ça fait rêver non ?).

Bien sûr il faut absolument que je fasse mon intéressant (je sais pas trop pourquoi), alors je vous présente le premier numéro de la série « conneries et autres bêtises que j’ai pu dire ».

 

Chaque infirmière à son surnom (moi c’est ptit chat mais jsuis pas une infirmière hein).
 

    

J'adoore les chats et les chatons au passage, n'est ce pas trop mimi ? <3 Et vu que j'en ai pas quand quelqu'un m'envoit une photo de lui et de son chat débordant d'amour j'ai comme une humeur de chien qui vient m'éflairer les babines pour me faire sortir les crocs de la jalousie !

 

Alors quand une aide-soignante dis qu’elle va rejoindre Tomate à l’accueil et qu’une autre lui répond « va, va » je ne peux pas m’empêcher de dire : « Et que les concombres soient avec toi ». Bien sûr grosse barre générale, un peu à mes dépends. Sincèrement je n’étais pas obligé de dire ça, mais enfin bref. Je sais pas ce qui m'a prit à ce moment là je devais être en train de penser à star wars et à la salde de concombre mangée avant de venir. Rassurez-vous ce n’est surement pas la dernière fois que je risque de sortir des bêtises dans ce genre…

 

Ah mince, je vois dans les statistiques de ma page que je viens tout juste de perdre la moitié de mes lecteurs. Bon je vais essayer d’être plus sérieux et de revenir à ce qui est intéressant, à savoir les patients.

 

2H30 : Je m’entraîne à mettre des gants stériles. Pas si simple de ne pas les destériliser. En attendant j’en ai gâché 3 paires mais je pense que j’arriverai à me débrouiller pour en mettre à la prochaine perf. En tout cas c’est une sacré paire de manche !

 

3H : Pause petit déj dans la salle de détente. Mais où est passé le pain ?!!! Encore un coup de cette créature démoniaque ! Enfin bref on ne saura jamais. Et le rationnel ne peut expliquer l'inexpliquable. Alors les infirmières se rabattentront sur notre cycliste au maillot jaune qui avait besoin de ravitaillement ! Et oui hanter un hôpital ce n'est pas de tout repos !

 

3H30 : Une jeune fille vient d’arriver car elle s’est réveillée avec une sensation de vertiges et de bourgeonnement. Elle devant sans doute être à moitié forcée par sa mère. L’interne pense que ce n’est surement pas grand-chose mais demande une prise de sang pour être sûr de ne pas passer à côté de quelque chose.

Et cette prise de sang, c’est bibi qui va la faire (avec l’infirmière à côté quand même, mais faut pas que je le dise car ça enlève toute la gloire). Alors je prépare le matos, je mets le garrot et trouve une veine, je pique et là magnifique j’ai réussi !!!

Champagne comme dirait Cyprien ! Bon par contre c’est l’infirmière qui connecte les tubes à l’aiguille pour prélever le sang donc techniquement je n’ai pas encore réussi à faire la prise de sang tout seul, mais on y arrive !

Pendant l’opération, j’étais tellement stressé que je pense en avoir communiqué un peu à la patiente. Normal en même temps, qui a envie de servir de cobaye à un jeune débutant. Mais tout s’est bien passé. Et l’assurance ça se travaille en plus de venir plus facilement avec l’expérience et l’habitude. Malheureusement, j’apprendrai plus tard que prise de sang et pose de perf, en termes de difficulté, ça revient à comparer l’ascension d’un muret à celle de l’Everest…

 

4H15 : Quelqu’un nous a apporté une pomme d’amour à l’accueil. Bien sûr c’est très sympa mais j’avais envie de dire, mais what the fuck quoi ! A quel moment à 4H du mat tu te dis « tiens et si j’allais apporter une pomme enrobée de sucre aux pauvres infirmières qui travaillent dur ». N’empêche une petite attention de ce genre fait très plaisir J

 

5H00 : 2 Jeunes filles de 20 ans viennent d’arriver : elles sont tombé de scooter et ne portaient pas de casque. Par chance elles ne se sont pas cognées à la tête (le drame sinon). La passagère n’a que des égratignures mais l’interne (aussi crevé que moi alors que sa garde est de plus de 24H) lui prescrira une radio du genou. L’autre par contre est allongée et a mal aux cervicales et à l’omoplate (la scapula quoi, bon ok oui je fais mon interessant à dégouliner de mon savoir médical alors que je ne sais rien ou presque ahha).

Ça sera un scanner. Elle demande à plusieurs reprises de lui permettre de s’assoir mais je ne peux rien faire, elle ne doit surtout pas bouger.

 

5H40 : L’infirmière me propose de lui faire la perfusion mais je refuse parce que même si c’est idiot, j’ai pas envie de le faire sur une fille qui a mon âge. Non sérieux, ça me met mal à l’aise… Pendant ce temps son amie avec qui j’avais un peu discuté avant (de code de la route et des études de médecine. Comment ? On s’en fiche de ça ? Bon d’accord je n’en parle plus…) me demande si c’est grave de mettre une perfusion (non vu qu’on le fait pour une bonne moitié des patients) et si son amie avait quelquechose de sérieux. C’est incroyable de se dire qu’avoir une blouse ça change tout. Au niveau des yeux des patients (comme des miens d’ailleurs) et que malgré le contact « amical » qu’on avait pu avoir l’âge aidant, elle me voyait toujours un peu du côté médical. Cette blouse pourtant légère a un poids qu'on ne peut imaginer avant de la revêtir. 

Bien sûr, je ne sais rien je ne suis pas encore médecin et de deux je pense qu’il faut attendre les résultats pour pouvoir dire quoi que ce soit. Vivement que j’en sache un plus pour pouvoir répondre un peu aux questions, parce que devoir dire qu’on est qu’un simple étudiant débutant qui ne sait strictement rien, pour mon amour propre je préfère éviter. Je le sais déjà, pas la peine de me le rappeler sans cesse !

Et encore une nuit passionnante où j’aurai appris des tonnes de trucs avec une équipe de soignant soudée et pédagogue. J’adore ce stage même s’il n’est pas de tout repos ! Hâte d'être à demain ! Oh wait on est déjà demain, plutôt tout à l'heure alors ^^

Ah tiens, pas de train pour rentrer cette fois-ci je vais devoir me débrouiller autrement ! Encore un coup de ce fantôme casse pied j'en suis sûr !

 

6H30 : Bus

7H30 : Douche et dodo ! Et à votre avis j'ai rêvé de quoi ?!!!

 

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Commentaires (4)

docjunior

Merci du commentaire, ça fait super plaisir de voir que mes anecdotes et ce que je raconte est motivant, c'est promis après les vacances de février je me remet très sérieusement dans le blog 1 fois par semaine comme avant au moins. J'avoue que j'avais un peu perdu la motivation en voyant que personne ne postait plus de commentaires malgré le nombre de visites et de parler dans le vide ^^ Alors merci à toi et bonne continuation de lecture, il te reste encore pas mal d'articles sur les stages à découvrir !

Manon
  • 2. Manon | 07/02/2017

Salut, je suis une future PACESsienne. Ton blog est une inspiration à la motivation :) C'est passionnant.
Je reviens juste sur l'histoire de l'homme à l'odeur de chèvre, et ça m'a fait penser à une scène récurrente dans la première saison d'"urgences" ( je ne sais même pas si j'étais née, mais le streaming c'est fantastique :-p) de l'alcoolique (Arthur?)) qui passe son temps aux urgences à décuver, et les infirmières font des paris sur son taux d'alcoolémie. Voilà, je trouvais que ça rentrait dans le contexte. Bonne continuation. Au plaisir de continuer à te lire.

docjunior

C'est prévu, je vais continuer à poster petit à petit mes aventures de ce stage infirmier ;-)

SARAH
  • 4. SARAH | 17/06/2016

Passionnant ! Continue je veux tout savoir :)

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