Fin d’une ère

Et c'est avec grand plaisir qu'on retrouve Birth pour son troisième et dernier billet de l'espace participatif (le premier et le deuxième). Ce dernier est un peu plus sombre mais très réfléchi et je vous rassure, Birth fait bien du Birth et son écriture reste toujours aussi agréable à lire. Et puis il y a une petite surprise à la fin !!!
Comme toujours n'hésitez vraiment pas à laisser un petit commentaire car ça fait extrèmement plaisir à son auteur d'avoir des réactions et des retours sur son écriture, un peu comme une petite récompense du travail plaisir fourni !

 

Quand à moi, c'est avec beaucoup de joie que je vous annonce qu'il s'agit du 100ème billet ! Et oui 100 billets déjà le temps passe vite ! Je n'aurai jamais imaginé début août que ça irait à cette vitesse ci et que je serai autant suivi avec près de 150 lecteurs quotidiens en moyenne (parfois on arrive jusqu'à 200 visites dans une journée) ! Et je dois vous avouer que ça fait chaud au coeur de voir que vous appréciez le site. Et vraiment ça me fait très plaisir de voir que ce blog est aussi vivant et continue de grandir ! Parce que ça compte beaucoup pour moi, surtout avec le temps que j'y ai passé. Et puis c'est aussi un plaisir que d'écrire ! 

Voir ces statistiques impressionantes continuer encore à grimper, c'est juste incroyable !!! A cette pensée mon petit coeur de chaton (cf mon stage infirmier) s'emballe d'un rythme follement et tachycardement diablesque !

 

Youpidouuu !!!

 

Alors merci à vous tous, les plus de 27 000 visiteurs ! Merci une fois, merci deux fois, merci trois fois et même mille et une fois ! Et rassurez vous, la fontaine d'articles n'est pas près de se tarir ! J'ai en tête d'écrire pendant les vacances tout plein de billet sur la paces mais aussi une bonne dizaine de billets sur la P2 et plein d'autres sujets que je n'ai pas eu le temps de faire jusqu'ici !

 

<3 <3 <3

 

Et en parlant de vacances, ça me fait penser que j'ai examen dans 3jours, il faut vraiment que j'y aille moi ! Alors je vous laisse avec Birth et sa plume ! Bonne lecture ! 

 

Fin d’une ère
I’ll be back

Petite intro : Ce billet est un peu plus sombre que les autres, j’espère sincèrement qu’il ne vous décevra pas … 

- - - - -

C’est terminé.

Mes jambes peinent à nous porter, mon soulagement et moi-même. Je prends appui sur ma table pour ne pas tomber devant deux petits milliers de personnes. Rien que ça. Les autres n’ont pas l’air en meilleur état.

« C’est fini » « On l’a fait » « Et une année, une. Dire qu’il va falloir recommencer » « Je veux me bourrer la gueule ce soir. Je veux oublier ».

Mais oublier quoi ? Le temps que les professeurs récupèrent les copies et nous fassent émarger, je laisse mon esprit se retourner et contempler les mois passés.

Août. J’ai commencé avec une pré-rentrée de deux semaines et je me revois, bizuth pleine d’espoir, armée de ses dix centimètres de polys distribués le premier jour. « Je saurais tout ça. » Premier classement quelque peu bidon, 45ème sur 800 et quelques à l’issu de ces deux semaines qui nous ont fait couvrir près de la moitié du programme du S1dans toutes les UE, sauf en UE2. Tout ça était prometteur.

Septembre. Début de la vie seule en appartement, l’autonomie me grisait mais je n’oubliais pas pourquoi j’étais là. Les cours étaient (relativement) simples, tout roulait.

Octobre. Là, ça commençait à se corser et je peinais à tenir le rythme.

Novembre. Novembrose. L’horreur. Aucune envie d’en parler, je vais finir par pleurer. Tout ce que je peux dire à propos de ce mois-là c’est que j’ai dit à ma mère, une fois le CC passé « Mais tu n’as pas vu que j’allais mal en novembre ? Pourquoi tu n’as rien fait, rien dit, pour m’aider un tout petit peu ? » 

Décembre. Révisions, concours, un véritable carnage en UE4 où je suis sortie en pleurant de l’épreuve. Je me souviens m’être dit pendant une heure trente de biostats où je ne pigeais rien « Tu vas redoubler. Tu vas redoubler. J’aurais jamais la force. Tu vas redoubler » (C’est mal de faire ça, positivez c’est la meilleure position à adopter !)
« Allô papa ? Comment ça s’est passé ? ben ça n’aurait pas pu être pire »  Radical.

Vacances.

Janvier. C’est reparti pour un nouveau semestre. Je vois que je vais sévèrement galérer dès les premiers cours d’anatomie. Et résultats plus qu’encourageants que le S1 qui laissent présager que la bizuth que je suis aura peut-être son année.

Février, mars, avril. C’est dur. Trop dur pour moi. Je n’arrive plus à gérer les matières, je ne comprends rien à l’UE3, apprendre des pages et des pages de mots clefs en UE7 me semble insurmontable. D’autres gros problèmes requièrent mon attention. J’ai perdu pied.

Mai. Concours.

Futurs bizuths, vous pourrez faire ce que vous voulez, vous ne serez jamais prêts à ce que vous allez vivre. Armez-vous de tout votre courage, de toute votre santé, mentale et physique et foncez.
Mais ça ira. Ça va toujours un jour. On en reparle après, une surveillante vient ramasser ma feuille. Je signe pour la dernière fois la feuille d’émargement. Je peux m’asseoir.

Mes doigts jouent avec la feuille de code-barres avant de l’écraser dans mon poing. Je ne suis pas un objet dans un magasin ou un animal pucé, bordel.

Le ramassage des copies s’éternise. On échange un sourire soulagé avec la Bizuth. On parle de notre post-exam à venir. Un « Je vais me mettre maaaaaal » résonne au loin et je souris.

- Je ne sais pas si je vais y aller, m’avoue la courageuse primante.

Je l’interroge du regard.

- Je suis épuisée… J’ai juste envie de dormir.

J’opine. Elle est mince, comme dit précédemment, peut être trop. Son teint est très blanc, à la limite du maladif et des cernes à peine masquées grignotent son visage. Ses mains tremblent un peu.
Repos soldat, vous êtes en permission. Elle rassemble ses affaires et pose sa tête contre ses bras croisés sur la table.

Comptage des copies. C’est long. Je trépigne d’impatience comme un chiot devant la porte avant sa promenade. Allez, allez, allez. Je veux sortir de là.
A force d’essayer d’oblitérer à coups de stylo feutre le massacre qui vient de se passer en me disant le fameux « de toute façon c’est terminé, tu ne peux plus rien y faire », j’y arrive à peu près et je commence à réaliser.

Tu vas pouvoir faire ce que tu veux.
Tu vas pouvoir te coucher en étoile de mer en regardant n’importe quelle série débile.
Tu vas pouvoir sortir quand bon te semble.
Tu vas pouvoir te lever à 10h en disant « pfiou, c’est tôt dis donc ! »

Le tout sans culpabiliser. C’est ça la grande différence entre l’avant et l’après PACES.

« Vous pouv… »

CCRRRRRR (imitation du bruit des chaises râclant le sol. Sublime n’est-ce pas ?). Personne ne la laisse finir sa phrase. J’effleure l’épaule de la Bizuth du bout des doigts et elle se redresse. Je lui adresse mon plus beau sourire et je pars.
J’ai retenu ton nom, tu sais. Pas ton numéro de matricule, soldat. (Relecture de l’article trois semaines après, je me souviens toujours de toi, tu sais)

Je rejoins mon amie puis notre groupe habituel. Ma cousine part sans attendre, elle a encore une épreuve de maïeutique le lendemain.

Mais pour nous, c’est fini.
Fini
Fini

Fi-ni.

On sort du parc des expos. Comme un bon vieux film bien stéréotypé des familles, le soleil brille, le ciel est bleu, en mode « je vais fêter ce renouveauuuuuuu » (allez, vlan, vous l’avez dans la tête maintenant.). Bref. On rentre gentiment à l’hôtel pour se préparer, ce soir c’est le feu.

Tenue, maquillage, coiffure. Beaucoup de maquillage en réalité. Couvrez ces cernes que je ne saurais voir. Etrangement, un silence relativement pesant gonfle l’atmosphère dans la chambre d’hôtel.
On le connaît, ce silence.

« Et donc, va falloir la recommencer cette année. »
« Punaise quel massacre »
« Allez, arrête d’y penser. Tu peux plus rien y changer »

Bien sûr que tu ne pourras rien y changer mais une mentalité plein d’appréhension et de stress ne s’élimine pas aussi facilement. A la fin du premier semestre, j’ai eu deux semaines de vraies vacances avant la deuxième moitié de l’année. Les premiers jours, je me réveillais en pleine nuit, le cœur battant follement, l’esprit en panique. « Je suis pas prête, je peux pas, je peux pas ». Et pourtant, là non plus je n’avais plus aucune emprise sur le concours.

Pour tenter d’alléger nos humeurs, je mets une musique suffisamment rythmée et enjouée pour rendre à nos minois un sourire quelque peu timide mais un sourire quand même.

- Eh, je mets quel rouge à lèvres ? Le rouge mat ou le framboise brillant ?

- C’est lequel le plus récent ?

- Le mat.

- Mets celui-là alors !

On se regarde avant de pouffer comme des gamines devant la scène. Mmmh, on vient effectivement de passer en guise de  dilemme principal de « Alors, ok, pour l’ANSM, vrai ou faux ? Je vois le cours mais je ne sais plus la réponse… Vrai … Faux … Faux … Vrai … Et merde ! Un QCM mis au pif, un ! » à « Ma chériiiiiiiie, quelle couleur de rouge à lèvres vais-je bien pouvoir porter pour faire ma biaaatch ce soir ? »

La fin de la PACES, c’est radical.

Nous partons de l’hôtel et le réceptionniste nous souhaite une bonne soirée. Une « bonne » soirée, c’est le premier soir depuis une éternité qu’on peut répondre un sincère « merci » et pas un « Tu parles d’une bonne soirée. Cours, cours, café, cours, café, café, cours ». Je vous jure que ça allège le cœur.

Nous partons rejoindre une autre amie pour manger avant de partir en soirée. Cette fille-là, elle n’a rien lâché. C’est un peu comme ma Bizuth de compèt mais … différent. Plus du genre désespéré, (Désolée si tu me lis). Plus du genre « Je survivrais pas à une année supplémentaire » (on reparle de ça après, promis !) On la rejoint et je la taquine gentiment :

- Je n’aurais pas mon année mais moi je ne ressemble pas à un zombie ambulant et à moitié mort.

Et la pauvre ne fait qu’acquiescer. Qu’est-ce qu’elle pouvait faire d’autre de toute façon ? Doonc. On mange, on planifie nos vacances plus ou moins sereinement avant de nous diriger vers le lieu des festivités. Bon, on ne va pas non plus faire une description d’une soirée en boîte de nuit, tout le monde sait plus ou moins comment ça se passe.

Cependant, alors que je laisse gentiment mon corps se balancer en rythme, se collant parfois à celui de mes comparses, (sans commentaire, j’ai horreur qu’on me touche et sentir la peau moite d’inconnus contre la mienne me donne envie de distribuer des coups de coudes à la volée), mes yeux s’attardent sur les silhouettes des tuteurs.

Les tuteurs. En P2 pour la plupart, en D1 pour certains, enviés pour la totalité d’entre eux. Ils ont l’air heureux. Eux. Encore engoncée comme je suis dans le concours, peinant à défaire les cordes qui m’empêchent de respirer, à l’image d’un corset beaucoup trop serré, une pensée me traverse l’esprit.

« Je ne serais jamais comme eux. »

Est-ce que vous vous rendez compte ? Je suis là, en post-exam, à gigoter en rythme tel un délicat thon fraichement pêché, je suis censée m’amuser et tout ce que j’arrive à penser en voyant les tuteurs c’est « Je ne serais jamais comme eux ». Ma gorge se serre. Je n’ai pas de raison vraiment valable de penser cela, je vais recommencer, certes, mais je ne vaux pas moins qu’un autre, pourquoi ne pourrais-je pas devenir un jour tutrice ?
« Parce que, si ça se trouve, tu vas craquer à nouveau au S2 et tu n’auras pas ton année. ». Je me fige intérieurement mais cette pensée sombre s’éloigne rapidement, heureusement.

La soirée suit son cours, on change de boîte, on se rend sourde, on rentre. Fatiguées, épuisées, lessivées, rincées, essorées (heu…) mais heureuses. L’ombre de la PACES n’a guère supporté la musique, les fous rires et les danses.

Je me couche sereine.
Enfin.

Le poids du stress et du malaise aussi permanents que le retard chez un bizuth est là. Mais il s’est un peu allégé.
Un petit peu.
Il disparaîtra avec le temps.

Pas de chute, pas de fil rouge aujourd’hui.
Juste une pensée. Une toute simple, anodine à première vue mais qui signifie tellement.

« C’est fini »

- - - - - - -

Voilà. C’était un petit récit de mes deux jours de concours de deuxième semestre, histoire de boucler la boucle (expression utilisée pour la dernière fois en l’an 1935 par la cousine de ma grand-mère, définie de façon relativement complète par le site L’internaute qui me propose d’élargir ma culture générale en m’indiquant de cliquer sur l’expression « Branler dans le manche » pour en savoir plus. Expression qui, vous en conviendrez, est autrement plus intéressante. Et oui, cette parenthèse est beaucoup trop longue et contient quelques sous-entendus fallacieux.) 

Mais, ne partez pas, vous m’avez supportée pendant trois articles, vous tiendrez bien quelques lignes de plus. C’est le moment « Birth a quelque chose à dire qui lui pèse un peu, elle ne tient pas à écrire un autre article pour l’instant (et puis si on s’arrête là, c’est trop court pour être un billet signe de ce nom) alors lisez la fin de celui-là s’il-vous-plaît-merci».

Vous vous souvenez de ma remarque sur mon amie zombie ? (Un peu de mémoire que diable, c’est juste au-dessus !) Mais si, celle qui tenait plus d’un cadavre ambulant que de la jeune adulte de dix-huit ans ? (Ok, j’exagère un peu. Juste un peu.)

Au-delà de l’aspect superficiel de la chose, se pose une question quelque peu plus sérieuse. Jusqu’où va le sacrifice pour avoir cette année ? (Allez vlan, dans les dents, vous n’étiez pas prêts pour un débat de cette teneur-là hein ? Promis, je vais faire vite. En plus, comme je suis gentille, on finira sur un moment My Little Poney/Bisounours/Chocolat.)

Connaissez-vous le mythe du « En PACES, on gagne ou on perd dix kilos » (Sept, selon les versions) ? Figurez-vous que ce n’est pas si faux.
Beaucoup se laissent complètement aller, prenant ou perdant beaucoup de poids, d’autres ne dépassent pas les quatre heures de sommeil pendant les révisions (et pas parce qu’ils ne veulent pas dormir, non, parce qu’ils ne peuvent pas, rongés par le stress), d’autres encore carburent au café (et non, ce n’est pas si sain, si normal), au Guronsan ou aux médicaments et je ne parle ici que des aspects physiques.

L’impact mental est affolant. Tendance à pleurer facilement, baisses de moral fréquentes, dépression, mutilations, envies d’en finir dans les cas les plus extrêmes, ne sont pas des cas à part. Loin de là.
La PACES, c’est dur. Dans mon premier article sur l’espace participatif, j’ai écrit à un moment « Pleure quand ça sera fini ». Je ne l’ai pas fait. Pas parce que je me suis remise en deux deux de la PACES mais parce que j’ai trop pleuré pendant l’année pour le faire pendant mes vacances. (Ok, on part en mélodrame) (Bon et je dis ça mais le jour des résultats, je vais finir en PLS dans ma baignoire pour pas noyer mon lit, hein). C’est triste à dire, tout de même.

Pourtant, la PACES fait grandir. Peu importe la finalité, on en ressort forcément grandi. Alors oui, dit comme ça, on dirait davantage un lot de consolation (« Et non, tu n’auras pas cette magnifique peluche Babar car tu n’as pas attrapé le pompon, prends cette sucette au goût de dentifrice pour te réconforter ») qu’un réel bénéfice et pourtant, on expérimente et parfois, on apprend.
A la dure, certes, mais c’est si … bref et si long à la fois, que c’est une sorte d’expérience très extrême. Un peu comme un manège à sensations qui te laisse tout flasque pendant quelques minutes mais qui au final t’a fait ressentir beaucoup de choses. Tu n’apprends guère de ces sensations mais tu les as ressenties. Tu sais ce que c’est. Et avec du recul – et j’en ai un peu en écrivant cette partie de l’article – tu es plus fort, plus aguerri.

Je sais ce que c’est de se sentir incroyablement idiote.
Je sais ce que c’est de ne pas se sentir à la hauteur.
Je sais ce que c’est d’être paralysée et strictement incapable de réfléchir posément à cause du stress.
Je sais ce que c’est d’être incapable de faire l’effort d’apprendre et de rester pendant des dizaines d’heures devant la même page, même après avoir changé de cours et fais des pauses.
Je sais ce que c’est la douleur de décevoir ses parents quand tu n’es plus capable de rien.
Je sais ce que c’est la douleur physique, la sensation de la gorge qui se broie, la brûlure des larmes quand on ne voit pas comment on peut s’en sortir.
Je sais ce que c’est de lutter sans cesse pour ne pas abandonner – parce que ça, ça fait réellement mal- tout en sachant qu’au final, c’est terminé.

Je sais ce que c’est la sensation de vide profond mêlé à la souffrance, quand on a envie de tout claquer, de tout brûler et de partir sans personne pour panser ses plaies.

Je ne pense pas m’en être déjà totalement remise. Un mois, c’est trop récent. Mais déjà maintenant, je sais que je suis déjà plus aguerrie, mieux armée, pour affronter ce qui pourrait m’arriver.

Ne fuyez pas devant mon discours, futurs bizuths. Je n’ai pas passé neuf mois dans un état aussi… sombre, c’était très épisodique et tout le monde ne le ressent pas aussi mal que moi.
On apprend de ses erreurs.
On vit, on se brûle, on pleure, on guérit, on récupère, on recommence.
De toute façon, c’est un mal pour un bien, on le sait tous en y entrant.

Allez, assez pleurer, finissons avec la partie Guimauve et chatons.

Avec du recul, je suis partisane du « tout s’arrange ». Je pourrais écrire des pages et des pages sur ça mais, le jour où vous sentirez que rien ne va, que vous êtes incapable de vous lever –et pas parce que vous ne voulez pas mais parce que vous ne pouvez pas- pensez à ça :

Tout. S’ar-ran-ge. TOUT.

Viendra le temps (des rires et des chants) où vous pourrez vivre librement sans penser à réviser, sans calculer votre temps restant à travailler.
Je ne suis pas vraiment en faveur du « mais il y a pire que toi » parce que, pour moi, ça revient à dire que personne n’aurait le droit de se sentir mal dans sa situation (et donc de se plaindre et je suis bien trop Française pour qu’on m’enlève le droit de râler !) mais … il faut relativiser.

Bizuths à la ramasse totale : Vous aurez votre deuxième chance.
Carrés fatigués et prêts à lâcher : Vous avez eu le courage de recommencer. Regardez tout ce que vous avez déjà fait. Ne lâchez pas. Battez-vous et vous pourrez vous reposez de tout votre soûl après. (Soûl, saoul, oui vous pouvez aussi le prendre au sens de la boisson)
Cependant, il faut garder à l’esprit qu’aussi sombre soit cette année, ça reste des cours. Juste des cours. Cours qui auront toujours un « après ». Toujours.

Croyez-moi, les vacances après la PACES sont vraiment, mais alors vraiment source de bonheur et de soulagement. (Bon, là je suis en stress total après avoir écrit/relu ce texte mais ça va passer !)  

Je suis surement entre deux PACES et même si je vois déjà l’ombre de la deuxième approcher pour prendre le relais tendu par la première, je commence déjà à ramasser mes protections tombées lors du premier round pour les enfiler à la rentrée et mettre des tatanes dans la tête de la PACES.

Et cette fois, avec tout ce que j’ai déjà vécu, les protections ne sont plus en aluminium mais en titane. Avec du vibranium pour protéger mon cœur.  

En tout cas, merci beaucoup d’avoir lu mes trois billets,
On se reverra peut être !
Birth

« Happiness can be found even in the darkest of times, when one only remembers to turn on the light.»

PS : Je me suis décidée. J’ai ouvert un blog (la fiesta, la fiesta !) Si vous le désirez, vous pourrez suivre mon année de P1 carrée (et ce qui se passera ensuite… peu importe ce qu’il se passera) ici : https://birthandrebirthblog.wordpress.com/
Merci à Doc de m’avoir laissée m’exprimer sur son blog (et d’avoir rencontré des lecteurs aussi adorables comme vous !),
En espérant vous retrouver bientôt,
Vivez bien !

Birth

 

 

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Quelle heureuse surprise non ? En tout cas je souhaite beaucoup de réussite à Birth dans cette seconde paces et bienvenue ce sur monde 2.0 du blogging tout simplement fantastique ! Je suis sûr que ton blog sera très intéressant si ce n'est passionant au vu de ce que tu nous a déjà montré par ici ! 
Et comme tu le dis dans ton tout premier billet (et oui vous avez de la lecture les amis), c'est important de se ménager une parenthèse dans tout ce surmenage pacessien,
TA parenthèse dans ce monde de la PACES pour notre plus grand bonheur ! Et bien sûr, tu y passeras le temps que tu voudras, ça sera ton moment d'évasion et d'introspection, un peu comme moi parfois !

Je te rajoute bien évidement sur la blogroll et le menu du site accompagné de ce petit descriptif :

Birth vous la connaissez déjà pour avoir écrit 3 articles sur l’espace participatif. C’est donc tout naturellement que ça lui a donné envie de poursuivre sur son propre blog. Et vous le savez, son écriture c’est un peu comme des crépitants : un humour fin (quoi que parfois ^^), dynamique et explosif en phase inspiratoire. C’est très vivant et remplis de clins d’œil aux lecteurs. On y ajoute un soupçon d’impertinence et un grain de malice pour obtenir un blog savoureux et intéressant. Pour l’instant, il s’agit de la suivre dans sa seconde année de paces et peut être plus si affinité. Mais je suis persuadé qu’elle a la tête assez solide et les épaules carrées (humm humm ^^) pour supporter et gérer sa seconde première année avec brio et succès sans se faire encercler !

PACES espace participatif

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Commentaires (4)

Birth
  • 1. Birth | 27/06/2016
Merci Arya, je suis heureuse que l'article t'ait plu :) j'espère avoir la chance de te revoir sur mon blog alors :)
Bonnes journée ;)
Arya
  • 2. Arya | 27/06/2016
Encore un article prenant ! Quand on commence impossible de ne pas continuer, on veut savoir comment ça se termine (et on attend avec impatience la partie bisounours guimauve ;)). Je vais suivre avec plaisir tes articles !
Birth
  • 3. Birth | 26/06/2016
Oh Petite Cuillère... Comme je suis une fragile j'ai une grosse boule d'émotions dans la gorge à la lecture de ton commentaire ... Mille merci. Profondément et sincèrement. Je n'ai pas grand chose à ajouter, juste : merci <3

Hey Doc, merci beaucoup beaucouuuuuup pour l'introduction et la "conclusion" et encore merci de m'avoir permis de tenter l'écriture ici :) (ça fait Tres "adiiiiiieuuuuuuuux" mais .. Ben avec fb, ce blog, le mien, tu auras encore longtemps de mes nouvelles ;))
Petite-Cuillère
  • 4. Petite-Cuillère | 26/06/2016
J'aime toujours autant ton style, et encore plus qu'avant, je crois. J'ignore quel est ton secret pour nous accrocher par les émotions avec quelques petits détails et nous tenir fermement pour entrer en profondeur dans tes pensées.
Je ne sais quoi te dire, sinon, parce que tu détailles tout, tu décris des choses avec lesquelles je suis d'accord, d'autres que je pensais être la seule à éprouver.

Alors pour rajouter deux grains de sel à cet article superbe (grains de sels qui relèvent de mon avis perso, et qui n'engagent que moi) :
1) On ressent ton stress permanent, toujours un peu menaçant même quand il n'est pas là. Sache qu'une fois l’enjeu passé, il s'en va, et la sérénité revient naturellement.
Les deux années de Paces ne sont pas confortables, mais on se retrouve au bout.

2) "De toute façon, c’est un mal pour un bien, on le sait tous en y entrant." Je plussoie. Et ce, quelque soit le résultat. Vraiment.
Non seulement on se retrouve, mais on se retrouve en mieux.

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