Confiance et confidences

Allez zouuu 6ème billet en une soirée (on ok y'en avait un que tu as retrouvé au fin fond de ton PC donc il compte pas mais quand même !).

Entre temps je suis passé faire un tour dans les blogs qui sont dans le petit menu à gauche, je me suis dit que mes derniers articles sont pas au top de ce que je pourrai faire dans l'écriture mais qu'importe ce soir pas de prise de tête avec les phrases, les lettres ou les mots, au diable le style et les règles, l'originalité et l'ingéniosité des phrases bien tournées. Ce soir j'écris et point. Mes prochains billets seront peut être plus travaillés mais là j'ai tellement de retard accumulé, tellement envie de vous raconter des choses que les mots jaillissent du clavier sans que je puisse les contrôler (ah et puis j'essaye de passer mon permis aussi en ce moment et si c'est pas possible ça sera reporté à septembre. Tenez voilà un parfait exemple de quand je vous disais que mon cerveau ne contrôlait plus mes doigts et que plus rien ne contrôle mon cerveau d'ailleurs)...

Alors oui de quoi on va parler ici ?

D'une petite confidence, et c'est bien parce que je vous fait confiance hein. Et bien justement moi je manque de confiance. Parfois je doute, je m'interroge. Mais qu'est ce que je fais là moi ? Pourquoi j'ai choisi des études si difficiles alors que je suis encore au début de celles ci. Bon oui j'ai un peu avancé, je m'apprete à entrer dans le second cycle mais il me reste encore tant d'années à achever.
 

Quand j'ai eu au S1 mes 2 rattrapages je me suis demandé si j'étais vraiment si mauvais que ça restant sourds aux arguments de consolation. Oui mais toi tu fais plein d'activités à côté ! Blog, sport, tutorat, corpo, délégué et que sais je encore ? Après et avant les examens du second semestre là aussi j'ai douté, je vais avoir des rattrapages, je vais me planter, est ce que c'est bien fait pour moi tout ça ?

Pourtant je sais que si je travaille j'ai surement des capacités mais qu'il est dur de se motiver dans la durée, de rester mobilisé, de croire en soi et ses capacités. Quand la spirale du doute t'envahit, il est si agréablement déséagreable de continuer à douter. La confiance ou le manque de confiance sont ils innés ? J'espère bien que non, que ce n'est pas fixé.

 

Mais pour ça il va falloir plus que s'en persuader que je peux y arriver et ce n'est pas aisé. Parfois ce n'est même pas un manque de confiance mais juste de la tristesse et du découragement face aux rattrapages. Même pas forcément qu'on pense les rater mais juste qu'on en a assez, qu'on est fatigué et qu'on apprehende ce qui est sur le point d'arriver.

Comme j'aimerai avoir les yeux qui brillent devant les livres, m'y intéresser au point que ça en devienne presque un plaisir, ce serait plus facile et d'ailleurs ça l'a été pour la rhumatologie et ses cours étant donné que le stage m'avait beaucoup plu (faut vraiment que je vous le raconte celui là mais ce soir j'ai pas le temps), les cours se sont révélés plus agréables à faire rentrer.

Mais quand même, cette tendance à la démobilisation, au découragement, cette honte d'en parler autour de soi, l'envie de cacher cette fragilité autour de sa coquille souriante qui se fissure à l'occasion. Le bouleversement intérieur des émotions et des sensibilités.

 

Heureusement je ne suis pas en dépression ni dépressif. C'est d'ailleurs une vrai pathologie qui se soigne. Il ne suffit pas de dire que ça va aller mieux, qu'il ne dépend que de soi de s'en sortir, souvent on ne comprend pas. Heureusement ce n'est pas mon cas, enfin j'espère parce qu'à force ça devient récurrent. C'était déjà le cas en PACES et si je suis passé c'est que j'ai quand même pu le surmonter. Mais pas toujours tout seul, avec de l'aide, beaucoup d'aide pendant un temps notamment en 1ère première année et je dois dire que j'en suis soulagé. Il faut quand même que je prenne concience que si je suis passé c'est que j'en ai les capacités, pas que d'apprentissage mais aussi mentale pour réussir. Réussir à condition de travailler correctement et efficacement travailler. 
 

Il faut aussi peut être que je me détache et je m'éloigne de la PACES, c'est fini c'est erminé et c'est dans le passé. Je crois que ces 2 ans ne m'ont vraiment pas fait du bien mais vous voyez je rumine encore et toujours et c'est pas bien (j'ai pas l'intention de devenir une vache non mais !) mais en même temps pas facile de s'en détacher alors que l'an prochain c'est ma sure qui va y passer...

 

 

Mais alors pourquoi la déprime et le manque de confiance reviennent si fort et si vite à chaque fois alors même que je fais tout pour le cacher aussi bien à moi qu'aux autres et que j'ai en horreur quand le vernis se fissure.

J'en ai encore pleuré tout à l'heure et même si ça va mieux et que l'état état très brèvement passager je me demande quand est ce qu'il va revenir ? Car de nombreux moments difficiles sont à venir ! Même si déjà le fait d'en parler soulage et permet d'en prendre conscience. Et bien quoi ? Tu ne me comprends pas ? Comment puis je ne pas toujours croire en moi, être confiant, ne pas déprimer pour des raisons que tu trouves insignifiantes ? Tu sais moi aussi j'aimerai voir les choses de la même façon. Tu as bien raison au fond...

 

En fait plus l'article passe et plus je réfléchis, j'analyse les raisons profondes. Le tout tient à un équilibre de vie, faire du sport déjà pour moi est essentiel, ça permet de m'équilibrer et m'aide à contenir les noires pensées qui malgré tout sont présentes si tout ne se passe pas aussi bien que je le souhaite. Continuer à avoir une vie sociale, sourire, marcher droit et fier dans la rue, voir ceux qu'on aime et passer du temps avec eux, même pendant la semaine alors qu'on est éloigné de sa famille, il y a toujours sur place des personnes qu'on aime et qui nous sont si chères et d'autant plus que le temps passe et qu'on s'attache encore plus à leur présence jusqu'à en craindre l'absence.

 

Pour contrôler ses émotions, sa confiance tout est question d'équilibre. Si on revient à la médecine antique on parlait d'équilibre des humeurs. Même si physiologiquement parlant c'est absolument faux et infondé, il y a peut être tout de même du vrai à en garder. Quelquechose à en tirer. Tout est question d'équilibre, de constance.

 

Mais le pire est d'en être conscient, de savoir que parfois on est triste sans que la raison en soit tout à fait valable, qu'on ne devrait pas mais qu'on ne peut pas appeler sans cesse ciel et terre pour se faire consoler, on va lasser tout le monde à force, alors on le combat seul des fois, on s'enerve contre soi même pour la non raison qui t'amene à cet état autodestructeur, pathologie auto immune de la pensée intérieure. Puis on se force à sourire et faire semblant de repartir.

 

Et puis j'ai remarqué que ça ne date pas de récemment. J'ai (toujours ? Non quand même pas j'espère) souvent été sujet à ce trait de caractère (de personnalité que l'on peut changer j'espère, pas de tempérament fixé ou bien je suis foutu ^^). Déjà plus petit, pour le bac et même avant encore. Vous souvenez vous de ce qui m'était arrivé le jour de mon brevet ? On pourrait dire que ce n'est pas un hasard ! Voire même parler d'antécédant. D'ailleurs j'ai souvent tendance à être stressé facilement et c'est de famille je le sais (et c'est pas bon ni agréable). Emotions fortes dures à contrôler et stress me fatiguent mentalement. Pourtant si j'ai pu réussir le concours de 1ère année c'est que j'ai tout de même une capacité à y résister. Heureusement.

 

Enfin rassurez vous en me lisant on aurait l'impression que c'est un état permanent, il n'est que passager en réalité, j'ai remarqué qu'il revient dans les moments compliqués, les examens, les rattrapages, les moments où il y a les cours qui s'accumulent, les soucis de la vie aussi parfois, des pertes qu'on a eu soit même jamais complètement cicatrisées et ce qui m'effraye c'est que je sais que la majorité de ces instants sont devants et pas derrière. Les tonnes de livres et de milliers de pages à ingurgiter qui arrivent dès l'année prochaine, les examens à passer (et les rattrapages à éviter), les stages épuisants de 8H à 19H si pas de chance, les recadrages des médecins que j'aurai inévitablement à subir pour un dossier mal rédigé (ce qui sera le cas vu que ça laisse encore beaucoup à désirer au vu de ma faible expérience en autonomie), des questions mal répondues, le prochain concours, la vie d'interne (encore si loin pour moi) et que sais-je d'autre encore.

En fait ce qui me fait peur c'est d'être fragile, vous connaissez la maladie des os de verre ? Peut t-on avoir un mental en verre simple vitrage et pas en acier blindé ? Ce qui me fait peur c'est de ne pas pouvoir le gérer, c'est d'être ressenti comme un poid pour mes amis et mon entourage ce qui me fait sourire et essayer de ne pas le montrer ou le moins possible en tout cas, ce qui me fait peur c'est de prendre du recul et de regarder les petites tortures mentales que j'ai pu m'infliger (un peu) inutilement, ce qui me fait peur c'est vraiment les prochaines années compliquées qui arrivent, ce qui me fait peur c'est de pouvoir continuer cette liste indéfiniment...

 

 

Et voici un exemple de contraiété qui me fait perdre mon temps, de chose que je devrai oublier et surmonter pour passer à la suite sans trop m'y attarder, il va pourtant falloir y arriver...

 

Pourtant quand le moindre mot mal placé ou pensée malvenue et non désirée peut te faire basculer dans le doute même si tu reprends le contrôle que tu t'es imposé sans trop tarder. En ce début de soirée, le vernis a encore failli craquer. J'en ai rajouté une couche et écrire ce billet contribue à la solidifier un peu plus encore. Mais pour combien de temps à nouveau ?

 

Ma peur est que je ne contrôle pas cette peur et cette angoisse, tristesse. Oui je manque peut être un peu (beaucoup) de confiance. Oui pourtant j'ai envie de m'en sortir, sortir de la spirale négative, tout ça c'est une autre vision à adopter, un autre point de vue, une autre manière de penser. En tout cas je sais que si l'année prochaine je n'ai pas un mode de vie sportif, rigoureux, très sain, régulier dans la vie tout comme dans le travail et un regard plus optimite ça va mal se passer. Mais je me fais confiance pour y arriver. Voilà on en revient au titre. La confiance. Tout est une question de confiance dans la vie. Dans ses réussites comme dans ses échecs. De confiance en soi, d'ambition, de volonté, de persévération. Ce n'est pas facile mais j'ai confiance dans mes capacités, je vais y arriver. Enfin, je l'espère...

 

PS : soyez pas trop sévères dans les commentaires (s'il y en a), prendre conscience et connaitre ses forces et surtout ses faiblesses, c'est déjà le premier pas vers leur éradication non après tout ?

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