Ma 1ère fois aux urgences

  • Par docjunior
  • Le 19/09/2016
  • Commentaires (2)

Pour ma 1ère fois aux urgences, il a forcément du s’agir d’un truc grave, urgent. Un truc du style accident, blessure ouverte, fracture ou peut-être même une crise d’appendicite…

Et bien non, rien de tout ça en fait ! Il s’agissait même d’un motif un peu ridicule qui me fait aujourd’hui bien rire au vu de mon parcours.

Je vous replace le contexte : Au collège X (nom d’un peintre célèbre), les 3èmes sont un peu stressés. Normal, aujourd’hui ils passent  le brevet blanc et c’est donc leur premier examen officiel (avec convocation signée du principal et tout le tralala).

C’est la première fois où on est convoqué, où on va avoir un sujet de plusieurs heures au lieu d’un simple contrôle. Où le volume de connaissance exigé ne peut pas se retenir de la veille au lendemain comme on le fait d’habitude. Angoissant tout ça !

 

Mais parmi ces jeunes élèves, il y a un qui est particulièrement stressé. Et oui, vous l’avez reconnu c’est moi ! Depuis que je suis petit j’ai toujours été un très bon écolier habitué aux félicitations lors de la remise des bulletins. En même temps mes parents étaient plutôt très stricts à ce sujet.

En CP ils étaient même allés jusqu’à me faire apprendre les tables de multiplication sur le trajet de l’école en échange de pouvoir fêter mon anniversaire au bowling avec mes amis. C’était en Argentine ou la tradition est d’inviter toute sa classe à son anniversaire dans un parc d’attraction, un bowling etc… Enfin bref je m’égare un peu là, revenons plutôt à notre pauvre petit 3ème angoissé.

 

Vu le temps qu’il y avait passé il était sûr d’avoir bien révisé, c’était une certitude absolue. Vraiment. Mais alors pourquoi cette boule au ventre depuis le réveil qui ne cessait d’empirer ? C’était surement du au petit dej ça qui avait un gout bizarre. Oui sûrement, c’était ça. Et en plus le jour où il ne fallait pas, quelle veine !

Et si jamais le texte de français était difficile, qu’il ne trouvait pas d’inspiration pour la rédaction ? Ou que l’histoire-géo tombait sur un sujet qu’il ne maitrisait pas ?

 

Il arrive à la salle indiquée par la convocation plusieurs minutes à l’avance, s’assoit et pose sa convoc sur la table accompagnée de sa carte d’identité. Il se dit dans son for intérieur : « Hé bien, qu’est-ce que c’est officiel ! ». Pendant ce temps-ci, la boule au ventre ne cessait de s’accroître, le stress montait. Doucement, mais il montait.

 

On se met debout pour la distribution des sujets, le collégien commence à trembler de tous ses membres et à transpirer un peu, ça y est, c’est parti !

 

C’est un texte de Victor Hugo du grand classique Les misérables

1ère question, il ne sait pas répondre, ça ne fait rien il passe à la deuxième. Il commence à faire chaud. 2ème question, rebelote. Mais comme il ne compte pas perdre ses moyens, il y reviendra après. Il fait vraiment très chaud.

  • « Mme, serait-t-il possible d’ouvrir un peu la fenêtre ? 
  • Bien sûr, tu as chaud ? Je ne trouve pas que la température soit si excessive que ça mais bon »

Bon, assez de temps perdu, il faut se reconcentrer immédiatement ! Mais dans un coin de sa tête ses doutes reviennent à la charge encore et encore. Va-t-il pouvoir finir à temps, pourra-t-il revenir sur les questions qu’il a passé et surtout sera-t-il capable d’y répondre cette fois ?

Et à cet instant, c’est encore très clair dans mon esprit, j’ai eu l’impression d’avoir ouvert la porte au soleil qui en moi, me brulait de l’intérieur. Comme si que les flammes infernales se déchainaient dans mon estomac et me rongeaient petit à petit et que ça n’en finissait pas. C’était long… très long… trop long, vraiment trop !

Mais ce feu d’une obscure clarté m’a fait (enfin) perdre connaissance au beau milieu de l’examen et des autres élèves (Bien sûr, j’ai pu entendre par la suite toutes les moqueries possibles et imaginables à ce sujet).

Je me réveille à l’infirmerie un peu après. Les pompiers sont là, ma famille est prévenue et je suis emmené à l’hôpital aux urgences pédiatriques. Au moins le bon côté des choses c’est que j’ai pu monter dans le camion du SAMU sirène activées (ce dont rêve tout gamin).

Je ressortirai de l’hôpital dans l’après-midi pour arriver juste à temps à l’épreuve d’histoire géo (bah oui, ça aurait été dommage d’avoir passé des heures à réviser pour rien).

Du coup quand j’y repense, ça me fait sourire. Pourquoi ? Parce qu’un malaise vagal pour un simple brevet blanc, c’est un peu ridicule sachant que j’ai passé le vrai brevet puis le bac par la suite. Et même la fameuse PACES où j’ai dû galérer pendant des mois et des mois et gérer mon stress (sans quoi je me serai autodétruit).

Alors c’est sûr qu’à côté de ça, un simple brevet blanc ce n’est vraiment pas grand-chose…

 

Et vous ? Êtes-vous déjà allé aux urgences pour un motif plus ou moins drôle ou ridicule ? Quand à moi, j'y suis retourné et cette fois ci, c'était pour mon stage infirmier !

 

urgences drôle hôpital

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Commentaires (2)

Embryon médical
  • 1. Embryon médical (site web) | 20/09/2016

Alala, ne jamais sous estimer le pouvoir du stress, ça donne de tout et n'importe quoi ^^
J'espère qu'il réussira à l'apprivoiser !

Petite-Cuillère
  • 2. Petite-Cuillère | 19/09/2016

Moi aussi j'étais trèèèèès stressée à mon brevet blanc. Bien plus qu'au bac d'ailleurs !
A un moment, on était dehors devant un préfabriqué, en attendant d'entrer, et j'ai eu un énorme beug dans ma tête : j'ai cru que le préfabriqué d'à côté était le nôtre, et quand j'ai vu tous ces élèves assis à leur bureau, dedans (des 5e ou 4e), j'ai complétement paniqué et j'ai fait de grands gestes en disant "MAIS ON EST EN RETARD !!!!!" (ce qui en plus était complétement déraisonné puisque tous les gens à attendre dehors le passaient avec moi ^^).

Par contre, ma première fois aux urgences, ça a été... le week end qui a précédé ma deuxième rentrée en P1 ! énorme douleur de ventre inexplicable, insupportable, à me plier en deux. Jamais eu aussi mal de ma vie, je crois ^^ J'arrivais à peine à parler et je voyais flou ! Le comble, c'est qu'une fois arrivée là bas, tout s'est calmé d'un coup. Dans le genre urgence inutile ! ça m'a permis de discuter avec l'externe qui était hyper sympa !

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