1er jour de stage, 1ères impressions

Hopital

Et oui, petit billet écrit rapidement à la suite du premier jour de stage en biochimie à l'Institut de biologie clinique pour vous expliquer ce que j'ai fait. Je ne ferai pas de billet pour tous les jours du stage (trop long et inintéressant) mais pourquoi pas un petit bilan chaque fin de semaine pour vous expliquer le déroulement !

C’est long… Très long… Tic…. Tac…. 8H30 ; 9H00 ; 9H30. Il ne se passe rien. Rien. Rien du tout. On est 6. 6 à s’ennuyer de ce superbe ennui collectif. Espérant qu’il se passe enfin quelquechose dans cette fichue salle de réunion. On s’ennuie ferme. Le mythe du stage plante verte n’était donc pas réalité. 3 semaines ! 3 semaines à ne rien faire du tout. Mais qu’est-ce qu’on s’ennuie à poireauter

9H30 : enfin du mouvement, on pensait qu’on allait rester à ne rien faire de la matinée mais non heureusement. On vient nous présenter le stage (c’est en plus notre professeur responsable pédagogique des P2 et un autre professeur qui viennent le faire).

Intérêt du stage : voir le travail derrière les dosages demandés, prendre conscience des difficultés. Avant, il n’y en avait pas et les médecins avaient du mal à en avoir conscience. Mais intérêt réciproque car par exemple pas assez de sang prélevé chez un enfant et quand ils vont dans le service, ils voient à quel point c’est difficile de prélever.

3 phases :

  • Pré analytique
  • Analytique
  • Post Analytique

La phase pré-analytique

Il s’agit de tous ce qui est recueil de l’échantillon, des méthodes de recueillement. Par exemple pour faire un dosage de lactate, on peut très bien le faire sauf que le résultat sera faux. Non pas qu’on l’a mal fait mais parce que des enzymes du plasma vont continuer à agir et transformer ce lactate en pyruvate. Donc il faut stopper les enzymes en faisant précipiter les protéines via de l’acide.

La phase pré-analytique comporte toutes les méthodes de recueillement, de transport de l’échantillon avant son analyse

La phase analytique

C’est l’analyse à proprement parler. Tous les dosages (par PCR, par chromatographie, par électrophorèse, via le microscope, la spectrophotométrie etc…). Tous les laboratoires vont d’ici à 2020 devoir être accrédité pour faire chaque type d’analyse. Sinon ils devront l’arrêter. Des organismes indépendants envoyent des experts visiteur pour vérifier que toutes les conditions sont respectées. Parfois aussi les laboratoires reçoivent des échantillons puis doivent envoyer les résultats qui seront comparés à ceux des autres laboratoires afin de voir si tout le monde trouve des valeurs équivalentes.

La phase post analytique

C’est tout ce qui va être analyse des résultats, diagnostique puis conservation dans une base de donnée des résultats et des échantillons. Parfois on fait le diagnostic et la conservation permettra d’aller comparer si besoin un nouvel échantillon. D’autres fois on ne trouve pas le diagnostic. En effet on ne connait que 500 maladies métaboliques sur plusieurs milliers et des articles sortent chaque semaine pour découvrir de nouvelles maladies. Il faut donc les lire afin de vérifier qu’ils ne pourraient pas apporter des informations utiles pour ces échantillons dont on n’aurait pas réussi à trouver. Et cela demande une vraie organisation.
Bien sûr l’informatique prends une part de plus en plus élevée au dépend du papier. Tout est de plus en plus numérisé de nos jours.

Puis on nous donne notre planning. Aujourd’hui c’est l’accueil, la présentation du stage et la répartition des articles. Et oui malheureusement on a déjà une analyse d’article à faire pour vendredi (en dehors du stage sinon c’est pas drôle, vive les vacances). Puis dans la semaine on aura une formation technique, apprendre à faire des dosages, des électrophorèses, des PCR etc… encadrés par les internes ou les techniciens.

Vient ensuite un mini cours sur ce que consiste les articles. Et oui ça saoule grave ça ! Déjà que j’ai mon article pour le master à faire pour Jeudi si on m’ne rajoute un vendredi et sachant que je compte aller en cours et sortir. Le planning est chargé.

Les articles

La recherche scientifique mondiale :

  • Chercheurs qui écrivent leur méthodologie dans un format : article scientifique publiés dans 
  • les journaux gérés par des éditeurs qui monnayent les résultats avec les particuliers et surtout les instituts de recherches. Des fois il y a une publication en open Access mais dans ce cas les auteurs payent.
  • Pour chercher cela il y a des moteurs de recherches.

Par exemple pubmed : date + référence qui permet l’indexation. Par exemple si on met calcium on aura tous les papiers à mot clé de calciums : 518 663 et accès au PDF. On peut avoir d’autres filtres (âge, journal etc…)

Pubmed est une base de données des articles scientifiques par mot clé.

Sur chaque article : journal, date de parution, titre, auteur, les petits chiffre en exposant = affiliation du chercheur

Puis on aura l’accès au journal pour avoir l’entièreté de l’article (mais il faudra parfois ce connecter ou payer pour y avoir accès. A l’hôpital, il y a eu des abonnements pour y accéder.

Mais la fac (à qui on a payé l’inscription) nous donne accès via l’ENT (environnement numérique du travail) à de nombreux service (webmail, informations, espace de stockage de 20GO pour 30J au maximum qui est sécurisé car dropbox ou Google drive ne l’est pas : on peut même mettre un mot de passe pour crypter le téléchargement, services étudiants, les cours en ligne (diapo etc…) et une bibliothèque.

Cette bibliothèque comporte tous les abonnements de la fac à des éditeurs :

  • Science direct
  • Springle lik
  • Pharmacopée
  • Widley Online library

Si on n’a pas le pdf c’est que la fac ne l’a pas souscrit.

On peut aller aussi sur google.
Enfin il y a le research gate.

Comment est présenté un article (ils sont tous en anglais bien sûr) ? On m’interroge car en master de biochimie je suis sensé le savoir !

Introduction

Etat actuel des connaissances, des études déjà réalisée, explication rapide de l‘expérience et de ses objectifs

Matériel et méthode : outils techniques, matériel vivant etc..

Description de l’expérience et des résultats

Discussion des résultats et leur interprétation

Puis conclusion et critique

Il y a 2 papiers : recherche et revue

  • Titre auteur, revue date puis nom et prénom
  • Contexte à sortir de l’introduction
  • Les outils : techniques ou cohorte
  • Plan expérimental : inclusions ou exclusions
  • Résumé

10H30 Puis vient la visite de la section biochimie du laboratoire en 5 minutes à peine. C’est vite fait, salle de stockage, d’analyse, les différentes machines (à un moment on sort d’une salle et le professeur nous dit : ça c’est le frigo. LOL).
10H30-11H : On a rien a faire. Rien ? Non l’ennui résistera toujours et encore à l’envahisseur. ON a ces fichus articles à lire histoire de gagner un peu de temps. Ouf ils sont en français contrairement à mon master où c’est de l’anglais mais c’est pas compliqué, quand on présentera la thèse tous se fera en anglais (actuellement c’est encore en français mais ça va changer d’ici peu).

Puis de 10H30 à 12H30 on n’a rien fait hormis lire les articles et commencer le travail dessus. Bref pas une première journée passionnante mais je suis sûr que les usivantes seront plus intéressantes.

Sauf que voilà, le midi tout le monde te demande ce que tu as fait en stage. Et là tu réponds : « euhh rien, j’ai même pas mis ma blouse c’est pour dire… ».

Après d’autres P2 sont en hématologie, pharmacologie, parasitologie à l’IBC et je ne pense pas que ce soit génial pour eux non plus. Mais d’autres sont en anapathologie (anapath), ou dans des services de radiographie, angiographie, IRM, scanner (ils ont 3 semaines donc il font 1 semaine dans chaque service) et à la fin, ils arrivent à un peu mieux comprendre les images. La chaaannnce ! Comme quoi c’est ultra aléatoire. J’ai des P2 qui m’ont dit que certains externes hormis les trucs basiques en imageries, bah ils ne savaient pas reconnaître et demandaient l’aide de l’interne. Et devinez quels stages ils ont fait avant ? Comme quoi c’est vraiment du hasard, une grande loterie…

Autrement je ne verrai pas de patient, c'est un stage de dosages, médico technique. J'aurai bien aimé mais il faut voir un peu de tout c'est logique. Et l'IBC, ce n'est pas l'hôpital à proprement parler, c'est tout près mais c'est séparé.

Pour l’instant vous l’avez compris, je ne suis pas emballé par mon stage mais j’attends la suite et les manipulations, j’espère que ça sera intéressant !

stage

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